15 mars 2024Pour une approche optimale

Carence martiale chez l’insuffisant cardiaque

La carence martiale pose un problème majeur chez l’insuffisant cardiaque dans la mesure où seul un patient sur quatre est dépisté et où, malgré les recommandations, le fer est le cas échéant encore administré per os, alors que du point de vue pronostique, il y a bien plus à attendre de l’administration i.v. si l’on s’oriente d’après la valeur de laboratoire la plus pertinente.

intravenöser Tropf mit physiologischer Kochsalzlösung und Eisen
Fernando/stock.adobe.com

La carence martiale en tant que comorbidité de l’insuffisance cardiaque augmente la mortalité, diminue la qualité de vie et aggrave la symptomatologie. Jusqu’à 50 % des patients sont concernés.

La carence martiale n'est pas nécessairement associée à l'anémie

Il s’ajoute à cela que la carence n’est pas nécessairement associée à une anémie, a rappelé le Pr Michael Böhm, hôpitaux universitaires de la Sarre, Hombourg (1). Selon les directives de l’ESC (Société européenne de cardiologie), chaque insuffisant cardiaque doit faire l’objet d’un contrôle régulier à la recherche d’une carence martiale. Or, tel est rarement le cas en pratique quotidienne, comme le montrent les données du registre suédois des insuffisants cardiaques SwedeHF.

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