Le phosphatidyléthanol pour mieux gérer la stéatose alcoolique
La mortalité due hépatopathies associées à la consommation d’alcool se maintient à un niveau très élevé en Europe depuis 2005. L’abstinence alcoolique est certes une approche efficace, mais c’est sans compter avec l’alcoolodépendance, qui complique sensiblement le sevrage.

« L’alcool est un problème croissant à l’échelle mondiale », a souligné le Pr Christoph Sarrazin, hôpital St-Joseph, Wiesbaden, lors du 14e séminaire d’actualisation des connaissances en hépatologie. Sachant que le risque de lésions hépatiques augmente à partir d’une consommation de 20 g/j d’éthanol chez la femme et de 30 g/j chez l’homme, l’intervenant a cependant rappelé qu’il n’y a pas de quantité d’alcool qui soit sans risque.
Dans la stéatose hépatique, on parle, selon les directives européennes, d’hépatopathie alcoolique (HA) à partir d’une consommation de 50 g/j d’éthanol chez la femme et de 60 g/j chez l’homme. Cependant, mieux vaut se référer à la dose hebdomadaire, a recommandé le spécialiste, ce qui correspond à 350 g ou 420 g d’éthanol par semaine. Il arrive cependant que ces chiffres sont déjà dépassées en un week-end.
Distinguer MetALD et MASLD
En cas de consommation hebdomadaire plus faible associée à une syndrome métabolique, on fait la distinction entre une maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique lié à l’alcool (Metabolic dysfunction and alcohol-related liver disease, MetALD ; 140-350 g ou 210-420 g d’EtOH par semaine) et une maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique (Metabolic dysfunction Associated Liver Disease, MASLD ; < 140 g ou < 210 g d’EtOH par semaine).