Stéthoscopes numériques assistés par IA
L’interprétation des sons entendus lors de l’auscultation avec des stéthoscopes analogiques laisse une certaine marge d’appréciation. Les technologies numériques et l’analyse assistée par IA pourraient changer cela. Cependant, ces systèmes sont sensibles aux bruits parasites.

Le médecin français René Laënnec a inventé le stéthoscope en 1816, et, depuis le début du XIXe siècle, on utilise un appareil qui ressemble fondamentalement aux stéthoscopes analogiques modernes. À ce jour, une auscultation pulmonaire minutieuse à l’aide d’un stéthoscope reste un élément important de l’examen médical, sans oublier que les patients eux-mêmes sont demandeurs, écrivent le Pr Anna Moberg, université de Linköping et son équipe.
Un terminologie qui manque de cohérente
Cependant, la confiance des médecins dans l’auscultation pulmonaire semble diminuer, notamment parce que la terminologie et la classification des bruits respiratoires varient d’un pays à l’autre, ce qui rend la comparaison difficile.
Parmi les limites habituelles de l’auscultation analogique, on citera la qualité du stéthoscope, l’acuité auditive de l’examinateur et sa capacité à classer correctement les bruits perçus. De plus, si le stridor, le râle, le crépitement ou le sifflement peuvent être typiques de certaines maladies pulmonaires, la sensibilité et la spécificité diagnostiques de ces résultats se sont avérées plutôt faibles.
Moberg A et al. Lung auscultation - today and tomorrow- a narrative review. Expert Rev Respir Med. 2025 Aug;19(8):879-885. doi: 10.1080/17476348.2025.2511223.