9 mars 2026Traiter les arthralgies sans compromettre l’efficacité oncologique

Inhibiteurs de points de contrôle immunitaire : soulager les effets indésirables rhumatismaux

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire permettent de lutter contre le cancer. Cependant, ils provoquent des effets secondaires rhumatismaux chez jusqu’à 70 % des patients traités. Les immunosuppresseurs, qui sont efficaces contre ces effets secondaires, réduisent souvent l’efficacité du traitement oncologique. Une question se pose dès lors :  comment soulager les arthralgies et les myalgies sans compromettre la survie ?

Arthralgien und Arthritiden gehören zu den häufigsten rheumatologischen Nebenwirkungen einer Immuntherapie.
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La défense tumorale est une tâche majeure du système immunitaire. En effet, c’est notamment grâce aux cellules immunitaires patrouilleuses qu’aucune tumeur maligne ne se développe à partir de bases défectueuses. Selon le Pr Hendrik Schulte-Koops, université LMU, Munich, qui s’est exprimé lors du dernier congrès des internistes allemands, l’organisme humain fonctionne comme un état policier. Les cellules T passent plusieurs fois par jour devant les cellules nucléées. Si elles détectent des peptides associés au cancer, elles déclenchent immédiatement des mécanismes de défense.

Immunothérapie et réactions auto-immunes

Tout comme la défense antitumorale, les maladies auto-immunes reposent également sur l’activité et la régulation du système immunitaire. Ces deux phénomènes sont donc liés. Il en résulte que le traitement d’une tumeur qui « active » le système immunitaire stimule également les réactions auto-immunes. Dans le cas des inhibiteurs du point de contrôle (IPC), cela entraîne un taux très élevé d’effets indésirables. Toutes les cellules nucléées de l’organisme pouvant être touchées. Les effets indésirables peuvent survenir dans tous les organes, « de la tête aux pieds », selon le spécialiste.

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