Reconnaître les allergies au venin d’hyménoptère et prévenir l’anaphylaxie
Une allergie au venin d’hyménoptère peut engager le pronostic vital. Toutefois, nombre de choses pouvant effrayer un patient au premier abord, s’avèrent être tout au plus pour une réaction locale accrue. Une directive décrit quand un diagnostic plus poussé ou une immunothérapie spécifique sont indiqués et qui a besoin d’un stylo d’adrénaline.

Environ 40 % de la population présente une sensibilisation au venin d’hyménoptère par médiation IgE, le plus souvent déclenchée par une piqûre d’abeille ou de guêpe. Mais cela n’est cliniquement pertinent que pour une fraction des personnes concernées.
Afin d’éviter un surdiagnostic et donc une insécurité chez les patients, un test allergologique ne doit donc être effectué qu’en cas d’antécédents plausibles de réaction allergique générale après une piqûre d’hyménoptère. Il faut s’en abstenir en cas de réaction systémique plutôt légère, limitée à la peau et ne nécessitant pas de traitement, selon une récente directive allemande (1).
Évaluation du risque et diagnostic allergologique des piqûres d’hyménoptères
L’anamnèse doit permettre de déterminer qui est à risque accru de piqûre, comme c’est le cas pour les apiculteurs, les agriculteurs, les jardiniers ou les ouvriers du bâtiment, ainsi que les risques d’anaphylaxie plus sévère. Franziska Ruëff, clinique et polyclinique de dermatologie et d’allergologie, université de Munich, recommande de contrôler la tryptase sérique de base en cas de symptômes systémiques extracutanés.
- Directive allemande « Diagnostic et traitement de l’allergie au venin d’hyménoptère »